mardi 21 novembre 2017

L’huile de la circulation !



L’Huile végétale de Calophylle (Calophyllum inophyllum) est issue des noix pressées du calophyllier, arbre tropical sempervirent de la famille des Clusiacées, aussi baptisé Tamanu par les Tahitiens.
Sa texture un peu épaisse (solide en dessous de 14°C), sa couleur verdâtre et sa forte odeur de curry ne doivent pas nous décourager. C’est l’huile de la circulation et de la cicatrisation par excellence.
Connue pour faciliter la circulation sanguine, elle est un précieux allié pour combattre les cernes, les poches (dû à une mauvaise irrigation ou à des stases veineuses) ou encore les jambes lourdes.
Riche en insaponifiables (dont acide calophyllique et inophylline), qui lui confèrent ses propriétés apaisantes, cicatrisantes, anti-inflammatoire et protectrices, cette huile est traditionnellement utilisée pour soigner diverses infections dermatologiques comme l’eczéma, le psoriasis, l’acné...  Les peaux tiraillées ou sujettes aux rougeurs l’aiment aussi tout particulièrement.


Bref, un indispensable des trousses de beauté !

mercredi 8 novembre 2017

La cosmétique dans l’ère du temps

De nos jours, la cosmétique est décrite comme l’ensemble des substances ou mélanges destinés à être mis en contact avec diverses parties superficielles du corps humain, notamment l'épiderme, les systèmes pileux et capillaires, les ongles, les lèvres, les organes génitaux externes, les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, protéger, parfumer, maintenir en bon état, de modifier leur aspect ou d'en « corriger » l'odeur.
Les cosmétiques (du grec : kosmeo, « je pare, j'orne ») sont des produits d'hygiène et d'embellissement qui restent superficiels dans leurs actions.

Cette définition n’a pas toujours était valable. Au IIe siècle, le médecin grec Galien, défendait une cosmétique totalement différente basée sur des effets plus thérapeutiques qu’esthétiques. Il opposait alors deux termes distincts : La cosmétique et la commôtique.
La cosmétique, à cette époque, avait pour définition de conserver tout ce qui est naturel dans le corps, notamment la beauté, seul terrain où le médecin pouvait légitimement intervenir. A contrario, la commôtique avait un but purement artificiel, ne relevant pas de la médecine, comme pour les teintures capillaires et le fard.

Galien, médecin avant tout, avait une opinion bien tranchée sur ces deux termes étant donné que les artifices engendrés par la commôtique avaient comme fâcheuse tendance à amoindrir les capacités des médecins à diagnostiquer certaines maladies visibles grâce à la couleur des cheveux ou du teint.

Cependant, pour Galien, les teintures capillaires ont un statut relativement ambigu entre cosmétique et commôtique. Il a démontré que les teintures pouvaient aussi bien avoir un effet thérapeutique (traitement des alopécies ou encore de la calvitie) qu’esthétique (coloration capillaire, fort appréciée par les courtisanes romaines). L’usage de fard est quant à lui sévèrement condamné. Galien n’a donc qu’en parti résisté à la pression croissante d’une société romaine où fards et teintures sont devenus de plus en plus en vogue.

La cosmétique conventionnelle actuelle est devenue l’art du maquillage, ce que les grecs désignaient à l’époque sous le nom de commôtique. En effet les ingrédients utilisés à des fins esthétiques peuvent entrainer des effets néfastes sur la santé (silicone, huile minérales ou autres agents tensioactifs et texturisant chimiques).

Comme Galien, Codina défend une cosmétique ancestrale et artisanale respectant la santé de l’Homme et l’environnement. Cette cosmétique repose sur l’entretien d’une beauté naturelle grâce à des ingrédients de qualité. En effet, tous nos produits sont réalisés avec des matières premières d’origine végétale sans aucun danger pour votre santé.

Sources:
La coupe d'Hygie / Médecine et chimie dans l'Antiquité - Muriel Pardon-Labonnelie
Galien de Pergame / Un médecin grec à Rome - Véronique Boudon-Millot
Hippocrate - Jacques Jouanna